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Abidjan, Côte d’Ivoire | 14–16 octobre 2026

La Côte d’Ivoire a franchi une étape importante vers l’accélération de l’éradication de la peste des petits ruminants (PPR), à travers un atelier technique de trois jours consacré à la révision et à la validation de son Plan stratégique national de contrôle et d’éradication de la peste des petits ruminants (PPR). L’atelier a réuni les autorités vétérinaires nationales, des experts techniques et des partenaires afin de renforcer l’approche du pays en matière de vaccination, de surveillance et de financement durable.

Soutenue par le Bureau interafricain des ressources animales de l’Union africaine (UA-BIRA ), à travers le Secrétariat panafricain de la PPR (PAPS), et financée par l’Union européenne, cette initiative visait à traduire les engagements nationaux en une stratégie opérationnelle fondée sur des données probantes, assortie de priorités, de responsabilités, de budgets et de calendriers de mise en œuvre clairement définis.

Des défis importants subsistent pour atteindre la couverture vaccinale nécessaire à l’interruption de la transmission de la PPR. Le directeur des services vétérinaires de Côte d’Ivoire, le Dr Vessaly Kallo, a souligné que le financement constituait une contrainte majeure, précisant que les ressources disponibles permettent de vacciner environ un million de moutons et de chèvres chaque année, contre un objectif annuel estimé à six millions.

La Dre Perdita Lopes, coordinatrice régionale de la PPR pour l’Afrique de l’Ouest, a soutenu l’appel à un financement prévisible et exhorté les pays à prendre en charge au moins 30 % des coûts nationaux d’éradication de la PPR, conformément à l’engagement pris par les ministres africains chargés de l’agriculture et de l’élevage lors de leur réunion de 2022 à Nairobi. Elle a réaffirmé l’engagement de l’UA-BIRA, à travers le PAPS, à fournir une assistance technique et à renforcer la coordination régionale.

Afin de maximiser l’impact des ressources limitées, elle a insisté sur une approche fondée sur les risques et les épisystèmes, ciblant les populations prioritaires et coordonnant les interventions entre les pays liés sur le plan épidémiologique. Cette approche devrait s’appuyer sur une surveillance renforcée et un suivi postvaccinal systématique afin de vérifier la couverture, d’évaluer l’immunité des populations animales et d’orienter les mesures correctives vers l’éradication de la PPR.

La Côte d’Ivoire occupe une place particulière dans l’histoire de l’éradication de la PPR. La maladie a été décrite pour la première fois dans le pays en 1942, tandis qu’Abidjan a accueilli l’adoption de la Stratégie mondiale de contrôle et d’éradication de la PPR en 2015. Ces jalons soulignent le rôle de longue date du pays dans la progression du programme mondial d’éradication.

Au cours de l’atelier, les autorités nationales ont réaffirmé l’importance de consolider les efforts existants plutôt que d’élaborer une stratégie entièrement nouvelle. Le plan révisé devrait fournir un cadre national cohérent pour mobiliser les ressources publiques, coordonner les contributions des partenaires et accélérer la mise en œuvre.

Au-delà de ses implications pour la santé animale, la PPR représente une menace socioéconomique majeure, en particulier pour les ménages ruraux qui dépendent des moutons et des chèvres pour leurs revenus, leur épargne et leur sécurité alimentaire. Les femmes et les jeunes figurent parmi les groupes dont les moyens de subsistance peuvent être particulièrement affectés par les pertes de bétail.

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Les parties prenantes, notamment INTERPRu et l’Association des éleveurs, ont également souligné l’importance de protéger la production animale nationale pour renforcer l’approvisionnement des marchés locaux, y compris pendant les périodes de forte demande telles que l’Aïd al-Adha. L’élargissement de la couverture vaccinale et le renforcement des services vétérinaires contribueraient à la résilience des ménages, à la sécurité alimentaire et au développement durable de l’élevage.

L’UA-BIRA a souligné l’importance de traduire les discussions techniques en actions concrètes et mesurables et de veiller à ce que les plans nationaux reposent sur des dispositifs financiers et opérationnels réalistes, alignés sur les priorités régionales et continentales.

L’atelier devait aboutir à un plan stratégique national révisé sur le plan technique, assorti d’une feuille de route de mise en œuvre chiffrée, de responsabilités institutionnelles clairement attribuées et de mécanismes renforcés de suivi des progrès.

La prochaine priorité sera de traduire la stratégie révisée en interventions durables sur le terrain, en mobilisant des financements supplémentaires, en élargissant la vaccination ciblée, en renforçant la surveillance et en améliorant la coordination entre les parties prenantes nationales et régionales.

En renforçant l’appropriation nationale, la coordination technique et la planification des investissements, la Côte d’Ivoire consolide les fondements nécessaires à la protection des populations de petits ruminants, à la préservation des moyens de subsistance vulnérables et à la réalisation de l’ambition collective de l’Afrique d’éradiquer la PPR.

Organisé par le Secrétariat panafricain de la PPR (PAPS) Hébergé par l’UA-BIRA  Financé par l’Union européenne.