Atelier régional de renforcement des capacités sur la promotion des programmes nationaux d'éradication de la PPR et réunion des groupes consultatifs régionaux (RAG)
Aujourd’hui, à Addis-Abeba, en Éthiopie, s’est officiellement ouvert l’atelier régional de renforcement des capacités sur la promotion des programmes nationaux d’éradication de la peste des petits ruminants (PPR) et la réunion des groupes consultatifs régionaux (RAG), organisés par le Secrétariat panafricain pour l’éradication de la peste des petits ruminants (PAPS), accueillis par l’UA-BIRA, en collaboration avec le gouvernement éthiopien et avec le soutien financier de l’Union européenne.
Au cours des cinq prochains jours, 88 experts issus de 44 pays africains travailleront ensemble pour renforcer les capacités nationales en matière de surveillance, de vaccination, de planification stratégique et de coordination régionale, en dotant les États membres d’outils pratiques destinés à accélérer la mise en œuvre des plans stratégiques nationaux et à concrétiser la vision commune d’une Afrique exempte de peste des petits ruminants.
La séance d’ouverture a délivré un message clair et unanime : l’Afrique dispose de l’expertise technique, des partenariats et des cadres stratégiques nécessaires pour éradiquer la PPR. Le défi ne réside plus dans la planification, mais dans l’accélération de la mise en œuvre.
Le représentant de l’UA-BIRA a souligné que des progrès notables avaient été réalisés. Des stratégies nationales ont été élaborées, la surveillance a été renforcée, la vaccination s’est étendue, des structures de gouvernance ont été mises en place, des outils de planification et de suivi ont été développés, les réseaux régionaux se sont développés, les connaissances techniques se sont approfondies, l’engagement en faveur de l’éradication s’est accru et la vision commune s’est consolidée. Il a souligné que la priorité n’est plus d’élaborer des stratégies, mais de transformer ces stratégies en programmes nationaux dotés d’un financement durable, structurés par étapes et soumis à des obligations de rendre compte, de renforcer la coordination nationale et régionale, et de traduire les engagements politiques en résultats mesurables. Il a appelé à une appropriation plus forte par les pays et à une action coordonnée pour concrétiser la vision commune d’une Afrique exempte de PPR.
Le représentant de l’Union européenne a réaffirmé son engagement à long terme à soutenir les efforts d’éradication de l’Afrique, tout en soulignant que l’éradication de la PPR ne peut être réalisée uniquement grâce aux ressources des partenaires extérieurs. Elle sera rendue possible par des investissements soutenus de la part des pays, des services vétérinaires renforcés, une implication accrue des parties prenantes, y compris les éleveurs, et une coopération régionale solide. L’UE a également mis en avant l’important défi financier, notant que, bien qu’elle ait déjà engagé une subvention de 50 millions d’euros et 40 millions d’euros supplémentaires par le biais d’un financement mixte, cela ne représente qu’une fraction des 5,3 milliards de dollars américains estimés nécessaires pour éradiquer la PPR sur l’ensemble du continent.
Le représentant du gouvernement éthiopien, s’exprimant au nom du ministre d’État chargé de l’élevage, a réaffirmé l’engagement de l’Éthiopie à collaborer avec les pays africains et les partenaires internationaux afin de renforcer les services vétérinaires, de développer les capacités régionales et d’accélérer l’éradication grâce à une action collective et à un partage des responsabilités.
Le représentant de l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA) a souligné que cet atelier offrait aux pays une plateforme stratégique pour renforcer leurs programmes nationaux de lutte contre la PPR, optimiser l’utilisation de l’outil de suivi et d’évaluation de la PPR (PMAT) et progresser vers la validation par l’OMSA des programmes officiels de lutte contre la PPR.
L’OMSA a souligné : « Nous avons l’engagement politique. Nous disposons des outils techniques. Il nous faut désormais une action régionale coordonnée, une mise en œuvre nationale plus solide et des investissements soutenus pour faire d’une Afrique exempte de PPR une réalité. »
La première journée a été consacrée à l’examen des progrès réalisés par les États membres, des défis rencontrés, à l’identification des obstacles à la mise en œuvre, au renforcement des stratégies de surveillance et de vaccination fondées sur des données probantes, ainsi qu’au renforcement de la coordination régionale afin d’accélérer les progrès vers l’éradication de la #PPR.
Ensemble, les pays africains et leurs partenaires transforment leur engagement en faveur de l’éradication de la PPR en une action coordonnée visant à protéger les moyens de subsistance, à renforcer la sécurité alimentaire, à améliorer la santé animale et à bâtir un secteur de l’élevage plus résilient et plus durable. »