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Comment la prochaine phase de l’éradication de la PPR peut-elle transformer les enseignements tirés, l’engagement politique et les investissements en résultats mesurables sur le terrain, tout en construisant un modèle de financement durable?

Cette question est au cœur de la session de travail technique sur PPR2, organisée par le Bureau interafricain des ressources animales de l’Union africaine (AU-IBAR), à travers le Secrétariat panafricain de la PPR (PAPS), les 9 et 10 septembre 2026 à Nairobi, au Kenya.

La session fait progresser la formulation de PPR2 en s’appuyant sur les acquis et les enseignements de PPR1, tout en mettant davantage l’accent sur l’impact sur le terrain, l’appropriation par les États membres, la priorisation géographique stratégique, le financement durable et les progrès mesurables vers l’éradication de la PPR.

Dans ses orientations stratégiques, la Directrice de l’AU-IBAR a souligné que la prochaine phase doit s’appuyer sur les enseignements de la mise en œuvre en cours de PPR1 et placer les résultats concrets sur le terrain au centre de la conception du programme.

Cela implique de définir avec soin les interventions et les zones géographiques prioritaires où les investissements peuvent générer des avancées significatives vers les principales étapes de l’éradication, tout en renforçant l’appropriation par les États membres et leur responsabilité dans la mise en œuvre.

La Directrice a également souligné que la durabilité constitue un enjeu essentiel : l’appui extérieur reste important, mais l’Afrique doit développer un modèle viable et durable, capable de soutenir les efforts d’éradication au-delà des programmes individuels financés par les bailleurs de fonds.

Le représentant de l’Union européenne a renforcé ce message en soulignant que les financements des partenaires ne peuvent, à eux seuls, couvrir l’intégralité du coût de l’éradication de la maladie.

Un PPR2 crédible exige donc davantage qu’un programme techniquement solide. Il nécessite une compréhension claire des engagements des pays, des coûts de mise en œuvre et des déficits de financement, ainsi qu’une approche financière élargie combinant les ressources nationales, le soutien de l’Union européenne et des partenaires, la participation du secteur privé, les financements innovants et les mécanismes de financement mixte.

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Le message était clair : même le meilleur plan d’éradication ne peut produire de résultats sans un financement adéquat et durable.

Un cadre unique. Une responsabilité partagée. Des investissements coordonnés.

Le financement doit également s’accompagner d’un alignement stratégique.

Les stratégies nationales de lutte contre la PPR doivent être articulées avec les priorités des Communautés économiques régionales, lesquelles doivent, à leur tour, s’aligner sur les stratégies continentales et mondiales. Les pays, les institutions régionales, les organismes continentaux et les partenaires doivent travailler à partir d’un cadre cohérent, doté de priorités, d’outils, de responsabilités et de modalités de financement clairement définis.

Les échanges marquent ainsi une transition importante : des enseignements de PPR1 → vers un PPR2 renforcé.

L’ambition est claire. La prochaine étape consiste à relier la stratégie, le financement et la mise en œuvre sur le terrain.

Organisée par le Secrétariat panafricain de la PPR, hébergé par l’AU-IBAR, en collaboration avec le Secrétariat de la PPR, avec le financement de l’Union européenne.