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Nairobi, Kenya 25 mai 2026 Des systèmes efficaces de surveillance de la santé animale sont l'un des principaux piliers de l'éradication de la peste des petits ruminants et du contrôle des maladies animales transfrontalières en Afrique. Dans cette optique, le Secrétariat panafricain pour l'éradication de la PPR (PAPS), hébergé par l'UA-BIRA et financé par l'Union européenne, a organisé une formation avancée sur le Système d'information sur les ressources animales (ARIS) à Nairobi.

Pendant quatre jours, 66 participants de 18 pays anglophones d’Afrique de l’Est, d’Afrique australe et de certains pays d’Afrique de l’Ouest se sont réunis pour renforcer leurs compétences en matière de gestion des données sur la santé animale, d’assurance qualité et de contrôle de la qualité, de surveillance des flambées épidémiques, de suivi des campagnes de vaccination et d’utilisation des données pour la prise de décisions fondées sur des données probantes.

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La cérémonie d'ouverture a été marquée par des messages forts de la part de partenaires du middleware, dont l'Organisation mondiale de la santé animale (OMSA), l'Union européenne et l'UA-BIRA, qui ont réaffirmé leur engagement commun en faveur de l'objectif continental d'éradication de la PPR d'ici 2030.

En ouvrant officiellement la formation au nom de la Directrice de l’UA-BIRA, la Dre Mary Mbole-Kariuki a souligné le rôle central de la qualité des données dans l’efficacité des politiques et des interventions en matière de santé.

« La qualité des données n’est pas un problème technique secondaire. C’est au cœur même de l’efficacité de nos politiques et de nos interventions », a-t-elle déclaré.

Il a également encouragé les participants à devenir des spécialistes nationaux, des gardiens de la qualité des données et des acteurs du changement capables de renforcer les systèmes de surveillance aux niveaux national et local.

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Représentant de l’OMSA, le Dr Néo Mapitse a souligné l'ampleur critique de l'interopérabilité entre les systèmes nationaux et régionaux tels que ARIS et les plates-formes mondiales de reporting telles que WAHIS. À son avis, une meilleure intégration des données est essentielle pour renforcer le signalement des maladies et coordonner efficacement les interventions sanitaires.

Au nom de la délégation de l'Union européenne au Kenya, M. Kagure Charles Muteithia a rappelé que des données fiables sur les populations animales sont essentielles pour planifier les campagnes de vaccination, estimer les besoins en vaccins, soutenir la recherche et orienter les politiques publiques. Il a insisté sur le fait que « sans données, il devient très difficile d’élaborer des politiques efficaces ou de mettre en œuvre des mesures appropriées de contrôle et de détection des maladies. » Il a souligné que des informations fiables sur le nombre de têtes de bétail sont la base d’une planification efficace des stratégies de vaccination et d’une meilleure préparation aux menaces pour la santé.

Au cours de la formation, les participants ont approfondi leurs connaissances sur l’utilisation stratégique de l’ARIS pour la surveillance des maladies animales, l’amélioration de la qualité des données, le suivi des campagnes de vaccination et l’évaluation des progrès vers l’éradication de la PPR et d’autres maladies animales prioritaires.

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La formation a également fourni un espace privilégié pour l'échange et l'apprentissage entre pairs. Les participants ont activement partagé leurs expériences nationales, discuté des défis en matière de collecte de données et de gestion de la sécurité, et posé de nombreuses questions techniques et opérationnelles liées à l'utilisation d'ARIS. Ces discussions ont apporté des solutions concrètes, clarifié plusieurs aspects du système et renforcé la compréhension commune des bonnes pratiques en matière de surveillance de la santé animale.

Au-delà du renforcement des capacités techniques, l’atelier a favorisé une collaboration accrue entre les États membres, les communautés économiques régionales et les partenaires techniques autour d’un objectif commun : des systèmes d’information fiables qui peuvent soutenir une prise de décision éclairée et accélérer la lutte contre les maladies animales transfrontalières en Afrique.

Après quatre jours de travail, les participants ont quitté Nairobi avec des compétences renforcées pour générer, valider, analyser et utiliser efficacement les données de santé animale afin d'identifier rapidement les flambées de maladies, de suivre les pénuries de vaccins, de mesurer les progrès et de soutenir les actions coordonnées au niveau régional.

Lors de la clôture de l’atelier, le Dr Huyam Salih, Directeur de l’UA-BIRA, a réitéré l’engagement de l’organisation à aider les États Membres, les Communautés économiques régionales et les partenaires à faire en sorte que l’amélioration des systèmes de données se traduise par une surveillance accrue, une meilleure préparation aux menaces sanitaires et une accélération des efforts pour éradiquer les maladies animales sur le continent.

Cette formation illustre l'engagement continu du PAPS, de l’UA-BIRA, de OMSA, de l'Union européenne et des États membres à mettre en place des systèmes de surveillance modernes, robustes et interconnectés, qui sont essentiels pour atteindre l'objectif PPR2030 et protéger durablement les moyens de subsistance de millions d'éleveurs africains.