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L’événement parallèle de haut niveau consacré à la transformation des systèmes agroalimentaires à travers l’approche « Une seule santé », à l’éradication de la Peste des Petits Ruminants (PPR) et au contrôle de la fièvre aphteuse a réuni à Rome des décideurs politiques, des Institutions Régionales et Internationales, ainsi que des partenaires techniques et financiers autour d’un objectif commun : traduire les engagements politiques en investissements durables et en actions coordonnées sur le terrain.

Le dialogue a notamment réuni le Premier ministre de la République-Unie de Tanzanie, des représentants ministériels du Tchad, du Cameroun, du Bangladesh et du Burkina Faso, aux côtés de la Banque mondiale, de la Fondation Gates, de l’IGAD, de l’Union européenne, de l’Union africaine et d’organisations techniques internationales œuvrant dans le domaine de la santé animale.

Le Premier ministre de Tanzanie a mis en avant l’engagement politique de son pays et ses investissements dans la vaccination, la santé animale et la transformation du secteur de l’élevage. Il a souligné qu’investir dans l’éradication de la PPR revient également à investir dans la sécurité alimentaire et nutritionnelle, les moyens de subsistance des populations rurales, le commerce du bétail et la résilience des systèmes agroalimentaires.

Le Tchad a présenté ses efforts nationaux pour renforcer les campagnes de vaccination, les infrastructures vétérinaires et les services destinés aux communautés pastorales. Le Cameroun a, quant à lui, partagé son expérience en matière de mobilisation d’investissements publics pour la santé animale, notamment pour les campagnes de vaccination contre la PPR et le renforcement des services vétérinaires.

Les représentants du Bangladesh et du Burkina Faso ont également apporté leurs perspectives nationales, en mettant en lumière leurs expériences dans la lutte contre les maladies animales transfrontalières et l’importance d’investissements soutenus pour renforcer les systèmes de santé animale.

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Sur le plan du financement, la Banque mondiale a souligné l’attention croissante portée au développement de l’élevage, à la santé animale et à la transformation durable des systèmes d’élevage. La Fondation Gates a apporté le point de vue des partenaires au développement sur la mobilisation des investissements et l’accélération des interventions à fort impact.

L’IGAD a souligné une priorité essentielle : la nécessité de disposer de plans nationaux chiffrés, intégrés aux cadres d’investissement nationaux et régionaux. Une telle approche est indispensable pour quantifier les besoins de financement, démontrer les bénéfices économiques de l’éradication de la maladie et positionner la santé animale comme un investissement stratégique pour les économies et les communautés fortement dépendantes de l’élevage.

L’un des messages importants du dialogue en matière de financement est venu de l’Union européenne, qui a souligné que la PPR constitue non seulement un défi sanitaire, économique et commercial, mais aussi un enjeu social majeur et une menace pour les moyens de subsistance, compte tenu de ses effets directs sur les revenus des ménages, la sécurité alimentaire et les communautés dépendantes de l’élevage Moutons et Chèvres.

Dans ce contexte, l’Union européenne a annoncé un investissement supplémentaire de 50 millions d’euros pour une deuxième phase de soutien à l’éradication de la PPR en Afrique, avec la perspective de mobiliser 40 millions d’euros additionnels au moyen de financements mixtes.

Cet engagement devrait renforcer les efforts en cours des pays africains, de l’Union africaine et de ses institutions spécialisées, ainsi que des partenaires internationaux, pour accélérer la mise en œuvre des stratégies nationales et régionales d’éradication.

Un message central s’est dégagé des discussions : la vaccination seule ne permettra pas d’éradiquer la PPR.

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La réussite exige une approche intégrée combinant un engagement politique de haut niveau, des investissements nationaux soutenus, des services vétérinaires efficaces, des capacités renforcées de surveillance et de diagnostic en laboratoire, l’accès à des vaccins de qualité, des systèmes fiables d’information sur la santé animale, une coopération transfrontalière et une coordination des financements publics, privés et du développement.

Les discussions ont également souligné que l’Afrique ne part pas de zéro. Des bases importantes sont déjà en place, notamment des stratégies nationales, des programmes de vaccination, des réseaux de laboratoires, des capacités de production de vaccins et d’assurance qualité, des systèmes d’information sanitaire, des mécanismes de coordination régionale et des initiatives transfrontalières.

La priorité est désormais de consolider ces acquis, de combler les déficits de financement et d’accélérer la mise en œuvre à l’échelle nécessaire pour obtenir un impact mesurable.

Le dialogue de Rome a ainsi renforcé une conviction commune : investir dans la santé animale, c’est investir dans les moyens de subsistance, la sécurité alimentaire, le commerce et la résilience des communautés et des systèmes agroalimentaires.

De l’engagement politique à l’investissement, de l’investissement à l’action, et de l’action à l’impact, l’éradication de la PPR exige une action soutenue, coordonnée et collective.